Date de la sortie : 10/12/11 – Seyssins (Vercors)
Participants : Cyrille + Jean-Christophe + Mathilde H. (SGCAF), Patrice + Alain + Guy + Raphael (ASVF)
Temps Passé Sous Terre : 10h00
Type de la sortie : Classique, Classique
Rédacteur : Mathilde H.

Nous devions être 11 mais nous serons finalement que 7. Pas de soucis, de toute façon, les présents ont le sourire et la motivation ! On fait une réserve de croissants à la boulangerie de l’esplanade et Jean-Christophe prend en main la route pour aller à Saint Nizier … en partant vers Saint-Egrève. Mais le test de solidarité est réussi : tout le monde part dans la mauvaise direction.

A Saint-Nizier (si si, nous sommes finalement arrivés), nous trouvons un restaurant qui fait des cafés pour étudier la topo tous ensemble. Cyrille, bien gentiment, m’a envoyé la veille à ma demande la photocopie de son topo (celui de « spéléo dans le Vercors »), où le plan et la coupe tiennent à eux deux sur une page… Une topo que ni lui, ni moi n’oserons sortir devant les 4 pages A4 de la topo détaillée de Patrice…

But de la journée : Atteindre la mystérieuse « galerie des merveilles » (c’est moi qui l’appelle comme ça) au dessus du P100. Mais où est-elle ? Ça, personne ne le sait. Seul Patrice y est déjà allé mais doute profondément de retrouver l’itinéraire…

Nous voilà partis pour la marche d’approche. Tout le monde est bien chargé… Patrice et Guy ont opté pour la clef de portage. Lorsque Cyrille, puis Raphaël, échangent leur sac avec Guy, je les vois perdre 10cm sous le poids… Ouh, ça a dû bon d’être une fille ! Pendant la montée, je ne verrais pas le temps passer : c’est qu’on papote tout le long avec Cyrille et Patrice. Nous trouverons la neige mais en quantité bien raisonnable pour pas qu’elle ne gêne notre progression. Au porche, c’est bien humide et glissant. Nous mettons en place une petite corde pour sécuriser la montée et le hissage des sacs.

La vue est fabuleuse sur Grenoble. Wahouu ! On rêverait d’y faire un bivouac pour en profiter amplement.

Nous nous équipons et c’est parti pour l’aventure… Euh … oui mais c’est où la suite ? Moi j’ai bien le souvenir d’un passage à 4 pattes de quelques minutes… mais là, ça passe pas ! C’était à gauche, Patrice a trouvé. Nous avançons doucement mais après chaque passage, il faut trouver la suite dans le « labyrinthe » du début. Les quelques puits de l’itinéraire nous confirment que nous sommes sur le bon chemin : P10, P30 pendulaire (On descend une dizaine de mètres pour aller chercher une lucarne en pendulant : anneau de corde en place pour choper le départ de la lucarne, du coup c’est facile)…

Globalement c’est quand même, pas bien large mais c’est très varié : boyau, salle, trémie, boyau, salle … Puis ça y’est, v’là les grand volumes… La grande galerie est vite parcourue. Quelques désescalades et nous voilà devant un croisement : P100 et … le reste.

Pause repas… bien méritée car il n’est pas bien tôt ! Deux d’entre nous décident d’attaquer tranquillement la montée. C’est donc à 5 que nous nous aventurons vers les galeries autour du P100. En prenant au plus évident, et en suivant Patrice, nous arrivons au sommet d’un puits qu’on descend. A droite un trou noir … le P100 ? Peut-être… on ne pourra pas confirmer : on ne voit pas le fond !!! A gauche des galeries trouées : toutes les hauteurs, toutes les directions… On tente de descendre avec la seule corde qui nous reste, sur amarrage naturel et miracle… nous avons trouvé ! Merci Patrice… !!!

C’est vraiment surprenant. Le sol devient lisse, les parois se couvrent de fleurs de gypse de plus en plus énorme !! Certaines ont la taille de la main… C’est spectaculaire ! Et très étonnant de trouver cela maintenant, 150 avant le fond de Vallier. Les photos parlent toujours plus que les descriptions … cf les photos de Cyrille.

On s’arrêtera sur des escalades délicates et puits remontants.

La remontée se fera sans encombre. Je trouverai un bloqueur de pied dans un des boyau me confirmant que je suis sur le bon chemin avant de rejoindre son propriétaire en contemplation devant Grenoble illuminé… C’est tout simplement superbe ! On est bien là, dommage qu’il fasse un peu frais. Descente un peu longue (on a monté tout ça?) mais belle car c’est presque la pleine lune.