Date de la sortie : 08/04/12 – St-Martin en Vercors(Vercors, Drôme)
Participants : Clément, Alès, Baudouin, Geneviève, Grégoire
Temps Passé Sous Terre : entre 6h00 et 9h00 (selon les individus…)
Type de la sortie : Classique
Rédacteurs : Clément et Grégoire

[Clément]
Départ 8h30 Sassenage ! Arrivé à Herbouilly il fait un froid de canard. Il neigeote, mais cela ne repousse pas nos ardeurs dominicale.
On enkitte pour partir par le faux gour. Grégoire en tête, très motivé part à l’assaut : mais le faux gour est bouché. On se reporte donc sur le vrai gour alias gour fumant.
L’objectif de la sortie est de réviser l’historiographie des nœuds EFS (école française de spéléologie-nodale), d’analyser leur sens et leur utilité à travers une sortie d’équipement. Le cours est donné par Baudoin Lismonde (spécialiste national des nœuds EFS et des multiples controverses d’un haut intérêt sur le coulissement des nœuds de chaises et d’autres nœuds). Sous les conseils du sage Baudoin, nous équipons successivement les petits puits de ce gour frigorifique. Grégoire commence avec des attentions toutes particulière pour les frottements, puis Geneviève accélérera le rythme avant de poster le Tchèque à la boite aux lettres, qui nous mèneras aux deux puits finaux que j’équiperais. On aura ainsi pu voir des pécheurs, des chaises et des huit à gogo…

Mais le plus intéressant resta la suite de l’expédition. On arrive dans l’actif fourni du gour et c’est de toute beauté. Ce méandre coloré aquatique nous entraîne vers le fond. Geneviève qui a gardé les mêmes bottes depuis qu’elle a 6 ans, a
rapidement les pieds trempés (hihihi pas assez hautes ces bottes). Puis c’est au tour de Grégoire de faire trop confiance à notre Tchèque pour se mouiller les pieds. On s’enfile dans le méandre jusqu’à une corde remontante pour shunter le siphon). Baudouin ne nous suis plus (plus de nœuds, plus besoin de spécialiste…).

On arrête dans cette direction et on repart en direction du réseau du Dragon Chinois qui est de toute beauté. Des fistuleuses au plafond, des concrétions magnifiques en bas de la galerie (l’éclairage de Grégoire aidant). C’est à ce moment là, que moi, je prend conscience que ce soir il y a Big Mac au travail. Je sors à fond et remonte en moins d’une heure laissant les autres dans le ventre du dragon et cours à Comboire. Dehors, le temps s’est réchauffé et il ne neige plus.

Arrivé à la voiture, à la vue de mon casque et de ma combinaison des touristes perdus me disent qu’ils cherchent la grotte de Choranche (la Bourne étant fermée, il faut faire un sacré détour par… la route d’Herbouilly), je leur indique le chemin à prendre mais pense que le gour Fumant est tout aussi charmant ! On regrettera simplement de ne pas être alléau fond (derrière la voûte mouillante) comme Gilles me l’avait conseillé !

[Grégoire]
Clément est reparti dard dard , c’est une habitude due au management à l’américaine parait-il. Je fini donc ce compte rendu. Nous terminons la visite du fond, avec un traditionnel œuf de pâque pondu par Baudoin. Gavés de chocolat, nous remontons en déséquipant alternativement avec Alès pendant que Geneviève essaye de ne plus penser à ses pieds gelés par l’inondation de ses bottes de bac à sable.  Tout se fini bien ( heureux ), surtout pour un couple plaquette mousqueton qui a décidé  de se faire la belle pour ne plus finir enchainé au local…