Date de la sortie : 31/04/12 – Méaudre (Vercors)
Participants :

  • Cécile P, Cécile S. (SGCAF)
  • Sébastien et Laetitia (Troglodytes)
  • Thomas (CAF Chambéry)
  • Armel (Spéléo Club de Savoie)

Temps Passé Sous Terre : 5h00 = le temps de se poser beaucoup de questions
Type de la sortie : Classique
Rédacteur : Cécile P.

Les conseils avisés de Claude et Baudouin ont fait évoluer l’objectif initial de la Glacière d’Autrans compte tenu des conditions d’enneigement du plateau.

Direction Envernibard donc, munis de la topo de « la suite » après le terminus de -102 et de quelques cordes complémentaires. En effet, Cécile et moi avions vécu une grande frustration voilà 3 ans quand, arrivées à ce que nous croyions être le fond, nous étions tombées nez à nez avec la topo de la « suite » dûment exposée à l’entrée de la désob, puis face à face avec un chouette puits aux spits accrocheurs, mais sans corde !
Le choix semble judicieux, car entre pluie sur neige et vent du sud, le spéléo avisé recherche une cavité susceptible de l’accueillir en toute sécurité et c’est bien le pedigree d’Envernibard.

La petite équipe multi-culturelle 38-73-69 descend tranquillement en prenant le temps de regarder les paysages assez intimistes du trou.
On rencontre rapidement un petit actif et de la mousse de cru.
Le passage étroit avant la salle de la cascade où il faut finir par ramper à plat ventre est parcouru par ce qui s’avère être plus qu’un filet d’eau. Cécile S en tête nous briefe sur les conditions hygrométriques et tout le monde est d’accord pour s’aplatir de tout son long dans 10cm d’eau de fonte bien froide.

Quelques photos dans la très jolie salle de la cascade, puis on poursuit au-delà de la désob de -102. On ne trouve pas le bon passage du 1er coup… mais on arrive rapidement sur la dalle surplombant le puits de la piscine. Après avoir équipé le puits, j’attaque la traversée de la vire ultra glaiseuse aux amarrages quasi absents puis dépasse le massif stalagmitique où on finit par organiser un meeting, tous très sceptiques quant à la suite. Où sont donc les amarrages pour descendre ? Boarf. Equipement de 1ère ? On a du louper un truc…

Demi tour. Le Canada est déjà parti en tête vers la sortie.
Cécile S apprécie le déséquipement de la vire encore moins que moi l’équipement.

En approchant de la sortie, je me casse 2 fois la gueule dans le colimaçon. La 2è chute de plus d’1,50m directement sur le derrière me refroidit considérablement et j’attends le secours de ces messieurs, Cécile S ayant agilement foncé dehors tel le courant d’air. Il faudra définitivement que je me dépêche de changer mes chaussures à crampons aussi absents que les amarrages de la vire.