Date de la sortie : 12/02/11 – Nans sous Sainte Anne (Jura)
Participants :

Cécile P. + Mathilde H. (SGCAF), Thierry (FJS), Laetitia et Caribou (Troglodytes), Ludovic (Tritons), Patrice

Temps Passé Sous Terre : 8h30
Type de la sortie : Classique
Rédacteur : Mathilde H.

En fait, le we commence dès le vendredi 11 février, lorsque Cécile et Thierry plus connu sous le surnom de Bronto, passent me prendre chez moi. Direction le Jura avec une petite halte pizza, pour ne pas avoir le ventre vide. Dans la voiture, l’ambiance est bien sympa. On papote, on rigole et je ne vois pas passer la route. Au gîte, à Nans-sous-Sainte-Anne, la topo du Verneau est affichée : c’est l’occasion pour moi de découvrir ce réseau qui a bien plus d’entrées que je n’imaginais. C’est grand ! Cette rivière souterraine a sa résurgence à Nans-sous-Sainte-Anne, après un parcours souterrain dans un réseau qui totalise plus de 30 kilomètres. Les gouffres de Jérusalem, de la Baume des Crêtes et des Biefs-Boussets font partie des cavités qui se raccordent sur ce réseau.

Le réveil n’est pas à 6h du matin comme je le craignais, mais tard car quatre personnes doivent nous rejoindre le lendemain à 9h30. Après le petit déj, ayé je suis d’attaque mais encore un peu de patience. Laetitia et son ami québécois, nous rejoignent ainsi que Ludo et Philippe depuis Saint Quentin Fallavier. Impatients, nous commençons à partir sans trop attendre les parisiens qui ne nous donnent pas l’air de se presser beaucoup.

Malgré les indications détaillées de Pierrot (mais pas des plus claires … chutt !), nous ne trouvons pas le trou tout de suite. C’est d’ailleurs les parisiens qui nous ont retrouvés éparpillés pour nous indiquer le départ du trou. Héhé, ce n’est pas grave, il fait beau et chaud et un peu d’exercice ne peut pas nous faire de mal et ça nous apprendra à ne pas être patients !

La sortie se résume en quelques mots (dixit Thierry) : « c’est un mélange de Saint de glace , avec un peu de Gournier , avec des grands couloirs , collecteurs actifs très beaux (photos à faire !!) , des km de galeries… du crapahut interminable..etc »

En détail : La grotte Baudin, sortie aval du réseau et de la traversée, commence par un long ramping ponctué de petites salles où l’on peu se redresser et ce jusqu’à rejoindre la rivière. Je n’ai pas fait 5m que je comprends pourquoi tout le monde a des genouillères !

La rivière gronde lorsqu’on sort d’un boyau : on débouche au plafond de la galerie active. Un puits d’une dizaine de mètres donne accès par un pendule à une longue main courante câblée (aie aie les mousquetons !!!) au dessus de l’eau. Lorsque la main courante se termine, on continue dans la rivière magnifiquement creusée de marmites. C’est assez glissant et dur de ne pas se mouiller. J’espère résister et ne pas mouiller les bottes… et non raté ! Une botte… puis l’autre. Puis le genou… le bas des cuisses… arggggg. Ça ne m’empêche pas de continuer à faire des écarts scabreux pour éviter de me mouiller.

Au bout d’un moment nous voilà, aie aie aie, à côté d’une vasque bien profonde…. Patrice y va, se mouille jusqu’à la poitrine. Ludo le suit, et plus petit, en a presque jusqu’au menton. Autrement dit, je n’aurais pas eu pied !! Derrière, ça grogne… Finalement une corde est posée et tout le reste de l’équipe en exprime une grande gratitude.

Nous quittons l’actif pour rejoindre des réseaux fossiles. Repas à la « Plage ». C’est fou, ça, il y a toujours une plage dans les trous ! Cette grande étendue de sable est surprenante !

On poursuit ensuite avec une alternance de parties un peu plus sèches et d’autres dans la rivière. La progression dans la rivière est vraiment glissante comme une flaque d’huile. Les garçons sont sympas et n’hésitent pas à nous tendre une main secourable ou nous pousser aux …. fesses… pour nous aider. (J’exagère un peu). En tout cas, la bonne ambiance et les rires participent beaucoup à faire de cette sortie un très bon souvenir ! A un moment, une escalade scabreuse nous mène au dessus d’un puits de 7m où la désescalade n’est pas possible. Pendant un cours moment, la déception plane… On ne peut pas continuer : il nous manque une corde ! Mais Cécile et le reste de l’équipe, nous montrent que cela se shunte par un siphon désamorcé qui nous accueille dans une énooorme mare de boue… Eh oui ! Qui dit siphon, dit humidité. On s’enfonce dans la boue jusqu’aux genoux pour ma part ! Plus haut que les bottes…. Une corde au plafond permet d’éviter de s’étaler par terre. Car ça glisse et ça colle à la fois. Ouf c’est bon, j’ai toujours les bottes aux pieds !  Suit ensuite une partie sèche dans une sorte de métro schistosé. Ça va vite et lorsqu’on rejoint la rivière, on arrive à la grande salle Belonce qui nous présente un de ces merveilleux plafonds typiques du réseau. Wahouuuu c’est grand.

Thierry m’a prêté une de ses bronto leds qui se rajoutent en plus de la 14 leds de Petzl sur le « porte acéto ». Même en plein jour, on n’y voit pas autant. Du coup j’en profite pleinement. Un grand merci à lui !

En haut de la salle, on s’engouffre dans le méandre qui nous mène au fameux tripode. Et tous de faire « wahaaaaaaaaaa » encore en train de ramper sous les concrétions lorsque le tripode apparaît. Il vaut mieux vous montrer une photo que de le décrire…

Puis nous redescendons la salle Belonce pour aller découvrir la salle aux Macaronis. Motivés, on continue un peu dans la rivière vers les « Biefs-bousset », jusqu’où il ne fallait pas trop barbotter (les « bassins ») et on fait demi-tour…

Au final c’est une belle et sympathique sortie qui se termine devant un mont d’or local fondu, acheté le matin même à la fruitière à côté du gite… ! Merci Cécile !