Gouffre Berger 1980-2010

1980
9 février 1980. Fromagère. B. Faure, G. Kirkor et F. Leclerc font la topo du boyau d’accès au nouveau réseau et celle de l’amont de l’affluent de -400. En même temps, une rapide désobstruction leur permet de retrouver l’actif de la Fromagère perdu au siphon de -380, arrêt sur P7 dans l’aval. Durée 10 h.

26 juillet 1980, Bernard Faure et Eric Boyer désobstruent le laminoir du S1 (futur Rhododendrons) dans la cuvette de la Sure. Ils avancent de 2 m (-61), durée 3 h 30.

7 septembre 1980, B. Faure continue la désobstruction au S1, durée 1 h 30.

En septembre 1980. Fromagère. B. Faure et G. Kirkor font 300 m de première dans l’actif trouvé en février, arrêt à – 426 sur siphon.Plus tard, B. Lismonde et Jean Jacques Delannoy lèvent la topo de cet actif de la Fromagère qui doit retomber dans le réseau à -620 m.

21 octobre 1980, B. Faure et Thierry Ferrand progressent de 10 m dans le S1.

26 octobre 1980, T. Ferrand et Pascale Lavigne franchissent le méandre du S1 (Rhododendrons) et s’arrêtent sur un P4, durée 5 h.

1er novembre 1980. Au Rhododendrons, P. Lavigne, T. Ferrand, B. Faure descendent – 188, durée 10 h.

8 novembre 1980. Au Rhododendrons, T. Ferrand et B. Faure découvrent la galerie et l’amont de la galerie de la Boue, arrêt sur siphon amont et aval, durée 14 h.

11 novembre 1980. Au Rhododendrons, P. Lavigne et T. Ferrand lèvent la topo de -65 à -233, durée 17 h.

15 novembre 1980, T. Ferrand et B. Faure lèvent la topo de la galerie du bas des Rhododendrons, durée 15 h.

1981
31 janvier 1981, Fred Vergier tente par le Berger de faire la jonction avec les Rhododendrons : 180m.

15 février 1981, Frédo Poggia réussit la jonction (longueur …). La profondeur du Berger passe à 1198 m et son développement à 20400 m. Le scialet des Rhododendrons devient la 5e entrée du réseau.

1982
Les 10 et 11 juillet 1982, dans les siphons terminaux, Patrick Penez plonge le S5 sur 50 m de profondeur (longueur 170 m) et atteint la cote 1191 (depuis l’entrée et 1248 m depuis les Rhododendrons). Temps passé derrière les siphons 3 h 30 et plongée de 35 mn dans le siphon 5. Durée pour le plongeur 18 h 30, durée de l’expédition 42 h.

1987
Août 1987, accident d’Alex Pitcher (du Northwest Pothole Club) qui se tue en tombant au bas du P8 du réseau qu’il vient de découvrir (au dessus, et juste avant le Boudoir). Les recherches durent un mois, mais il ne sera retrouvé qu’un an après.

1988
11 juin 1988, JL. Rocourt retrouve le corps d’Alex.

22 juin 1988. Au cours d’un stage d’initiateur (participants…?), exploration et topo du réseau Alex Pitcher et jonction à voix avec le puits Aldo.

26 juin 1988, descente des deux derniers puits juste en amont du puits Aldo.

23 août 1988. B Faure dynamite et descend le puits d’entrée (25 m) du petit gouffre à coté du Berger (futur gouffre du Cairn).

Septembre 1988 (?) F Poggia plonge sur quelques mètres le siphon amont de la rivière -1000 (arrêt sur étroitures).

1989
11 février 1989, B. Faure fait 2 dynamitages dans le futur gouffre du Cairn.

15 février 1989 B. Faure progresse jusqu’à -60 dans le gouffre du Cairn.

16 février 1989 B. Faure et B. Chaumeton du SC Paris débouchent à l’amont du méandre du Cairn au gouffre Berger. Le gouffre du Cairn est la 6e entrée du réseau.

1990
13 octobre 1990. Frédo Poggia profite de l’équipement du CDS Rhône pour plonger en amont de la galerie Ded (2 précédentes tentatives ayant échoué sur crue et incident technique). Il attaque cette fois par le lac siphonnant en amont de la sortie de l’affluent – 1000. Il franchit un siphon de 200 m (-12) dans deux diaclases parallèles reliées par une baïonnette, explore une galerie de 10 m en impasse, et sort dans la Fromagère. La dénivellation entre les deux entrées est 80 m. La cote est -842 m par le Berger et -902 m par la Fromagère. Si on prend comme référence le Berger, la cote de la Fromagère devrait être de – 922 m, soit 20 m d’écart. La nouvelle cote du réseau est donc 1271 (en prenant le Berger comme référence) et le développement dépasse 25 km.

1996
L’accident de l’équipe Anglo-Hongroise.
Une équipe d’Anglais et de Hongrois visitait le gouffre Berger début juillet. Ils avaient atteint le fond.
Le samedi 6 juillet, la météo était franchement mauvaise sur le Dauphiné. Néanmoins les spéléos, qui l’avaient pourtant consultée, descendirent dans le gouffre le 6 juillet en début d’après-midi pour le déséquiper à partir du fond. À la descente, ils croisent une autre équipe de britanniques qui ont dû attendre 12 heures de décrue le vendredi pour pouvoir remonter. Ils s’arrêtent à leur camp de -500 pour y dormir. Il y avait quatre Hongrois et deux Anglais : William Stead et Nicole Dollimore.
Le lendemain 7 juillet, ils vont vers le fond. La première équipe de Hongrois (Istvan Torda 23 ans, Nemeth Zsolt 27 ans et Miklos Nierges 28 ans) est arrêtée par l’eau issue de l’affluent – 1000 qui était en forte crue. Les connaisseurs du gouffre savent que cet affluent est en crue avant le torrent du Berger. L’autre équipe (Nicole Dollimore 30 ans, William Stead 36 ans et Karoly Tompa 24 ans) s’est arrêtée au puits de l’Ouragan que l’Anglaise n’a pas descendu. La remontée commence. Au fur et à mesure qu’ils remontaient, le réseau se mettait progressivement en crue. La deuxième équipe (2 Anglais et un Hongrois) franchit le grand Canyon, et arrive à la cascade des Topographes. Le niveau était déjà bien haut. L’Anglais  monte le puits et le ressaut de 2 mètres qui lui succède. L’Anglaise se trouve alors en difficulté dans ce ressaut (elle n’a ni pontonnière, ni néoprène). Elle est longée sur la main courante,  mais sortir le ressaut demande une grande force ou l’usage des bloqueurs. L’eau se met à monter plus vite (vague de crue ?). Ses compagnons ne peuvent bientôt rien faire pour elle. Elle était longée sur la corde entre deux spits et pratiquement sous la cascade. Elle est morte sur place le dimanche 7 vers 21h. Son corps plié en deux, la tête en bas au niveau de ses pieds nus, ses bottes ayant été arrachées par l’eau. L’Anglais resta jusqu’au mardi entre la cascade Claudine et la morte. Le Hongrois fut cloué au sommet de la cascade des topographes. Au-dessous, l’équipe des trois Hongrois déséquipait le trou. Le niveau de l’eau montait. Ils réussirent à franchir la cascade de 27 mètres mais, au sommet, ils comprirent qu’ils ne pourraient jamais passer le ressaut du Singe très arrosé qui lui fait suite. Ils décidèrent de redescendre au bas de la cascade de 27 mètres. Le premier (Istvan) arriva au niveau du fractionnement très arrosé 15 m sous la margelle et ne put pas s’en sortir car le niveau de l’eau avait terriblement augmenté. Il est mort lui aussi sur sa longe. Les autres sont restés au  sommet. L’un dut se contenter d’une seule pédale d’artif pour rester hors de l’eau.

8 juillet. La crue resta égale pendant la nuit mais le lendemain lundi 8 juillet, à partir de midi, le niveau subit une formidable augmentation. Ce n’était plus une crue estivale de rareté annuelle. C’était une crue peut-être de fréquence cinquantenale. Au niveau des spéléos, un débit de 4 ou 5 m3/s d’eau furieuse remplissait les galeries de son vacarme et de ses embruns glacés. Aux Coufinades, un siphon s’amorça. La mousse de crue fut retrouvée au plafond des galeries. Le Vagin était sous l’eau. Aux Cuves de Sassenage, la grille d’entrée des touristes était emportée par la crue ! La salle Eymas en-dessous de la cascade des Topographes était transformée en un lac de 50 m de long.

Le mercredi 10 juillet, la crue se calma. L’Anglais pu redescendre dans le grand Canyon en passant sur sa compagne. À la cascade de 27 m, les deux Hongrois rescapés fortement éprouvés, surtout celui qui dut rester sur une pédale d’artif, lancèrent une nouvelle corde, passèrent à côté de leur camarade mort puis descendirent se réfugier en bas de la cascade de 27 mètres où les sauveteurs les retrouveront peu après. Les secours ne purent les rejoindre que le mercredi 10 dans la soirée. Les deux premiers survivants furent remontés le vendredi 12, les deux derniers le dimanche 14.
Le sauvetage dirigé par Albert Oyhancabal fut sans doute le plus important des secours en France (jusqu’à celui des Vitarelles). Deux cadavres, 4 blessés. Le dernier cadavre sortit du trou le mardi 16 juillet. Parmi les très nombreux sauveteurs, Hubert Desplanques se retrouva avec un annulaire cassé et Olivier Sausse avec une entorse sévère de la cheville. La crue qui s’est abattue sur le Vercors nord ce week-end là est la plus forte des années 80. À la Goule Noire, le débit a dépassé 30 m3/s.

1997
13 au 22 juillet 1997. Ouverture du futur Cheval-Vapeur (la Sure) par B. Faure du SGCAF.

24 juillet 97, B. Faure fait 150 m de première au Cheval-Vapeur jusqu’à la zone mondmilcheuse.

27 juillet 1997, B. Faure descend les ressauts et s’arrête au milieu du P 48.

17 août 1997, B. Faure progresse jusqu’au puits du Maréchal Ferrrand.

20 août 1997, B. Faure, Thierry Ferrand et Christophe Arnoult réussissent la jonction avec le S1 (300 m de première). Le scialet du Cheval-Vapeur devient la 7e entrée du réseau.

30 août 1997, séance topo de B. Faure.

6 septembre 1997, B. Faure, Thierry Ferrand et Christophe Arnoult découvrent la galerie du Lapin qui Marche (500 m de première).

10 au 21 septembre 1997, rééquipement et amélioration au Berger pour l’expédition Mélusine 97.

13 septembre 1997. Au Cheval-Vapeur, B. Faure et P. Cabrejas lèvent la topo de l’entrée.

15 septembre 1997, B. Faure explore l’amont de -120.

15 novembre 1997, B. Faure fait 200 m de première.

Expédition Mélusine 97.
22 septembre au 3 octobre 1997. Participants : Olivier Clavel, Bernard Cruat, James Madre, Robert Campredon, Jean-Charles Borel, Jérôme Aviotte, Olivier Herr des Drabons et Chieures et Philippe Cabrejas du SGCAF.

Le 23 septembre au Berger. Jean-Charles et Robert refont des parties de la topo pendant que Olivier, James et Bernard transportent le matériel au terminus 96.

Le 24 septembre, les mêmes finissent l’escalade du puits de l’Impossible, remontent la cascade Soulas, le ruisseau du Boa et s’arrêtent dans une petite salle après avoir perdu l’actif.

Le 25 septembre, Olivier et James remontent en surface. Jean-Charles et Robert lèvent la topo de la première de la veille pendant que Bernard fouille les plafonds et débouche dans une grande galerie fossile, la galerie Mélusine et ils atteignent le bord de l’actif retrouvé.

26 septembre, jour de repos.

27 septembre, Jérôme, Olivier et Philippe descendent en 4 h 30 au bivouac avec un porteur Emmanuel Carrier. Une tentative de Robert, Bernard et Jean-Charles au fond avorte sur chute de Bernard. Un essai de communication radio des Montpelliérins échoue lui aussi.

28 septembre. Olivier, Jérôme et Bernard remontent en surface et les deux premiers redescendent des cordes. Jean-Charles et Philippe font de la topo pendant que Robert prend quelques photos. Au terminus, Philippe traverse au-dessus de l’actif et parvient au siphon.

29 septembre, Philippe fait une tentative d’escalade au fameux porche de la galerie Ded.

30 septembre, Jean-Charles et Philippe désobstruent au bout de la galerie Lyne pour shunter le siphon : échec. Escalade de porche ou semblant de galerie supérieure. Point dans le méandre Trocourt, arrêt sur manque de corde.

1er octobre. Bernard descend au fond. Robert malade d’une angine reste au camp. Au fond,
le ressaut remontant de l’YM de 15 m est franchi et Philippe et Jean-Charles explore la galerie Mélusine aval jusqu’au Lagon Bleu que Philippe passe en slip et s’arrête un peu plus loin sur puits.

2 octobre, tout le monde remonte sauf Jean-Charles, Philippe et Bernard pour de la vidéo et des mesures de débit.

3 octobre. Sortie des trois derniers.

Octobre 1997, une équipe du SGCAF, Philippe Cabrejas, Émmanuel Carrier, Rémy Cristini, François-Éric Cormier et Yves Perette font une pointe en week-end et finissent l’exploration et la topo de la galerie Mélusine aval (escalade du puits de la Caution, jonction avec le méandre Trocourt).

23 novembre 1997, B. Faure, Ingrid Walkiers et Hervé Agnel jonctionnent l’actif du bas du P21 au siphon aval du S1.

1998
Le 9 juin 1998, Bernard Faure et Rémi Cristini lèvent la topo de l’affluent du Topofil au Cheval-Vapeur (220 m).

Le 18 juin 1998, Bernard Faure seul lève la topo au Sud-Est du puits du Maréchal Ferrand (170 m).

Le 19 juin 1998, Bernard Faure et Pierre Latapie, exploration d’un réseau au-dessus du P 21. Une branche redescend sur le réseau du Topofil. De l’autre côté, des petits puits conduisent à un beau puits à descendre.

Le 21 juillet 1998, Bernard Faure et Christophe Arnoult attaquent l’escalade au bout du Lapin qui Marche : P 13, P 10.

Le 14 août 1998, Bernard Faure descend ce puits de 30 m vu le 19 juin et jonctionne avec la galerie du Lapin qui Marche (152 m de topo).

Le 18 août 1998, Bernard Faure continue les escalades au bout du Lapin qui Marche : P 12.

Le 29 août 1998, Éric Laroche-Joubert, Christophe Arnoult et Bernard Faure poursuivent les escalades. Éric monte le P 47 (puits du Matterhorn) et débouche en falaise : l’Oeil du Lapin devient la 8e entrée du Berger. Ils sortent par la falaise en l’équipant (première traversée S16 – Oeil du Lapin).

Le 2 septembre 1998, Bernard Faure descend au bas du P 47 et fait l’exploration d’un P 30 et d’un P15 permettant une jonction avec la galerie du Lapin qui Marche.

Le 6 octobre 1998, Thierry Ferrand et Bernard Faure, topo et complément d’exploration dans l’Oeil du Lapin.

Le 15 octobre 1998, Thierry Ferrand et Bernard Faure déséquipent le S16. L’accès au siphon amont se faisant commodément par l’Oeil du Lapin.

1999
Le 9 juillet 1999, Bernard Cruat, Alain Maurice et un 3eme, après être descendus au bivouac Mélusine la veille, refont l’escalade de la lucarne de la galerie Ded (ils trouvent des spits en haut).

Le 10 juillet 1999 ils lèvent la topo (Scialet 33).

2001
Les 27 et 28 janvier 2001, a eu lieu au gouffre Berger un exercice de sauvetage spéléo. Il avait pour but de démontrer l’efficacité des dispositifs en place en cas d’accident spéléo au gouffre Berger, et cela afin d’autoriser la visite du gouffre même en hiver. Le sauvetage a duré 14 h, mais une attente au bas du puits Garby de 3 h a été nécessaire pour une sortie du « blessé » de jour. L’exercice fut une réussite qui ne persuada toutefois pas le maire d’Engins de modifier son arrêté.

2002

2003
Expédition du 11 au 20 juillet 2003 par le CDS Bouche du Rhône. 61 spéléos ont participé à cette expédition au cours de laquelle Frédo Poggia a plongé le siphon S5. Il a plongé seul et a acheminé quatre bouteilles au 5eme siphon afin de pouvoir plonger au mélange (il avait prévu de descendre à – 80). Le 5e siphon fait 200 m environ et le plongeur est venu buter sur un laminoir de galets infranchissables à la cote – 52 m.

2004
9 octobre 2004, Thierry Guérin, Laurent Maillot, Alain Maurice attaquent l’escalade en artif juste en aval du Vestiaire. Ils découvrent la rivière Oubliée qu’ils explorent.

13 octobre2004, Barnabé Fourgous et Tristan Godet fouillent le secteur de nouveau au cours de l’expédition Jeunes.

11 novembre 2004, Marc et Valier Galy, Éric Sanson, Alain Maurice lèvent la topo (341 m).

2005

2006
Le 15 octobre 2006, Tudor Marin, Mihai, Tristan Godet, Alain Maurice descendent des puits dans la rivière Oubliée. Il reste quelques points encore à voir (Scialet 35).

2007
Du 8 au 11 février 2007, Cascade des Topographes. Manu Tessane, Daniel Betz, Fabien Mulet pour l’équipement, Thierry Guérin, Barnabé Fourgous, Tristan Godet, Jérôme Lacou, Laurrent Maillot pour 79 heures et Pierre-Bernard Laussac, Alain Maurice pour 54 h attaquent l’escalade au niveau de la cascade des Topographes (-800). Au début dans l’Hauterivien, l’escalade est très délicate puis dans l’Urgonien cela avance plus vite. Ils atteignent la cote 126 m au dessus du départ de l’escalade et trouvent une galerie amont – aval. Ils topographient 514 m. (Scialet 35).

Le 14 juin 2007, Barnabé Fourgous (ASV), Manu Tessane (Gucem), Tristan Godet (ASV) descendent fouiller le réseau du Vervecarius (TPST 14 h).

Le 23 juin 2007, Jérôme Lacou, Laurent Maillot (GSM), Paul MacKrill, Alain Maurice (GSM) font l’aval de la galerie Est et lèvent 350 m de topo (TPST 21 h).

Le 24 juin 2007, Thierry Guérin, Pierre-Bernard Laussace, Pierre-Yves Belette revoient la galerie du Siphon Blanc. (TPST 11 h).

30 juin 2007, Thierry Guérin et Alain Maurice font l’amont du réseau du Vervecarius : des cristaux mais pas de suite (TPST 11 h).

9e entrée du gouffre Berger. En Août 2007, Paul Mc Krill et Jules Carter installent une antenne pour le système Nicola, dans la fissure juste au sud de l’entrée du gouffre Berger. Ils ont la surprise de constater que cela passe. Ils finissent par atterrir après deux puits en bas du puits du Cairn (Scialet 36).

Le 9 novembre 2007, Barnabé Fougous et Tristan Godet profitant de l’équipement des FJS vont au P31 vers -700 et font 300 m de galerie fossile au-dessus de l’actif (topo), (Scialet36).

2008
Le 9 février 2008, Thierry Guérin, Laurent Maillot, Daniel Bruyère et Alain Maurice retournent au siphon Blanc toujours amorcé (TPST 18 h).

Le 23 février 2008, Barnabé Fourgous et Thierry Guérin terminent l’escalade à l’aplomb de la cascade des Topographes : pas de suite (TPST14 h).

Le gouffre est déséquipé en mai 2008.

2009
Du 20 au 22 février 2009, Pascal Guimard, Joris Bonneville, du Gucem et Laurent Maillot, Thierry Guérin, Alain Maurice du GSM bivouaquent et fouillent les amonts du Vervecarius. Ils tombent sur des puits descendants (probablement le Niagara).

Fromagère. Les FJS sous la conduite d’Emmanuel Gondras reéquipent la Fromagère (2007-2009) et attaquent les escalades de l’affluent – 680 m. Après 8 sorties, ils remontent deux puits de l’affluent. La technique utilisée est le bivouac lourd (Scialet 38).

2010

31 mars 2010. Le grimpeur suisse Cédric Lachat découvre par le plus grand des hasards une entrée de gouffre inconnue en « se perdant dans la forêt pour aller au Berger », sur le plateau de Sornin. Cette entrée amène sur des puits de grande dimension qui s’enchaînent, quelques ressauts de plus et… c’est la jonction dans le réseau des puits remontants à la galerie de la boue, en amont de l’entrée classique. Les explorations se sont faites avec le club des Furets Jaunes de Seyssins. Cette entrée est baptisée gouffre de la Laitière Mutante. Elle devient la 10e entrée du réseau.