Nuits Blanches 2001-2002

SCIALET DES NUITS BLANCHES, RESEAU DE VLAD
(Massif du Vercors – Villard de Lans, X=855.30 ; Y=3307.63 ; Z=1760)

Résumé réalisé par Martin Gerbaux (SGCAF)

Le scialet des Nuits Blanches (-722), exploré par le SCV en 90/91 est l’entrée actuellement la plus basse du réseau du Clot d’Aspres (voir Bohec G ; 1991 ; Le scialet des Nuits Blanches ; Scialet n°20). Il est très vertical jusqu’à -300, puis une série de trois méandres dont deux aquatiques rendent la progression plus pénible jusqu’à -470. Le trou est fort exposé aux crues et l’équipement ne permet pas d’éviter la douche pour le moment  ! Il est en cours d’amélioration. Quitte à faire le fond, cela vaut le coup d’aller se balader dans les amonts du collecteur, la rivière y est belle.

Le scialet a été repris à l’initiative de Lionel Revil, qui a trouvé le kilomètre de cordes nécessaire pour équiper le trou jusqu’au fond. Cet équipement a été réalisé durant l’hiver 2001/2002 en trois sorties par Agnès Montaufier, Damien Bayon, Martin Gerbaux, Pascal Guinard, Jean Héraud, Lionel Revil et Manu Tessane.

Lors de la dernière sortie d’équipement, avant de descendre voir le fond, nous installons notre bivouac au fond de la galerie fossile à -582, dans une petite cloche juste avant le colmatage. Ce dernier laisse filtrer un méchant courant d’air, et, avec l’honorable intention d’améliorer quelque peu la nuit, nous le réduisons à néant en rebouchant sans vergogne ce bout de boyau. Nous pensons naïvement que cela rejoint l’actif un peu plus loin. On descend équiper jusqu’au siphon, et la disposition des lieux nous fait prendre conscience que la jonction entre ce boyau et le cheminement connu n’est pas si trivial. Qui plus est, la topo ne mentionne pas de départ au bout de la galerie fossile. Voilà bien de quoi exciter nos esprits !

Le 27 juin 2002
Nous descendons à quatre : Agnès Montaufier, Jean François Gaucher, Martin Gerbaux et Jean Héraud. La descente au bivouac a failli tourner à la catastrophe : alors que l’on progresse dans le méandre à -400, on entend derrière Agnès s’écrier « Haaaaaaaaaa, c’est horrible, y’a Jef qui s’est empalé ! ». Nous repassons fort rapidement les étroitures et découvrons heureusement notre lascar toujours en vie. Jef a glissé dans la désescalade d’un ressaut et a chuté sur son kit d’où dépassait une barre à mine descendue pour la désobstruction. Ce phallique outil est passé sous son baudrier, a déchiré sa combinaison et une partie de sa cuisse, mais Jef aura quand même réussi à sauver son intégrité physique !

Le lendemain
A 20m de nos hamacs (!),  nous creuserons le boyau de Vlad 6 heures durant en technique taupe : la taupe de devant creuse avec ses mains, la casserole du bivouac ou la binette, fait passer la terre sous son ventre, la pousse avec les pieds et une taupe derrière la récupère pour l’évacuer. Au delà des ces 6 mètres de ramping plus que ventilés, nous avons la joie de découvrir la galerie fossile qui continue avec des dimensions redevenues honorables (5m de diamètre). Après 2 Virages, nous arrivons dans une grande salle d’effondrement de 20 à 30m de diamètre pour 60m de haut : La salle Vlad’ la joie. C’est à priori le plus grand volume des Nuits Blanches. La déception est malheureusement là car nous ne trouvons pas de continuation évidente à notre belle galerie. Un autre conduit s’enfonce sur la gauche de la salle, mais queute rapidement vers le bas au pied d’un puits (P19) qui communique avec le haut de la salle. 2 départs sont repérés en hauteur. Nous revenons dans la galerie fossile pour réaliser une escalade de 6m sur la droite. Derrière, un P10 livre accès à d’étroits conduits qui redonne au plafond de l’actif principal du scialet, au dessus du P12 de -610.

Le lendemain
Nous réaliserons en libre une quinzaine de mètre d’escalade vers le haut de la salle sans repérer de départ, et toujours en libre, les 2 escalades dans la galerie sous la salle Vlad’la joie. Une E4 mène à un boyau qui devient vite étroit, une jolie E20 donne sur une conduite forcée parfois surcreusée qui finit sur un P17 et un siphon. Une petite escalade au départ de la conduite forcée redonne après un boyau calcité en hauteur vers le fond de la grande salle. TPST 79 H.

Début septembre
Sortie ratée, les mêmes spéléo + Pierre Olaf Schut. Je descend avec Jean au bivouac pour aller faire la topo des récentes découvertes pendant qu’ Agnès, PAF et Jef doivent commencer à rééquiper le trou hors crue. C’est justement la crue qui les bloquera la nuit sur une vire dans les grands puits d’entrée… On remonte limite du fond sous la douche, mort d’inquiétude, et on les retrouve en train de rééquiper hors crue en partie basse des grands puits . TPST 24 H.

Du 27 au 30 septembre 2002

Toujours à quatre. Après avoir réfléchi sur la topo, une des hypothèses est qu’il existe un seuil de siphon à 30 m de hauteur dans la salle Vlad’ la joie, correspondant à un ancien seuil des grosses conduites forcées de la zone -550/-580. Une escalade de 25m est tentée au fond de la salle Vlad’la joie au dessus de l’escalade de 15 m précédemment réalisée, mais sans succès. Il n’y a pas de départ repéré au plafond de la salle. La salle Vlad’ la joie n’est donc pas un puits mais juste une salle d’effondrement. En parallèle, d’autre escalades sont commencées vers le siphon -688 et les amonts du collecteur. TPST 78 H.

Il reste quand même des énigmes dans ce réseau : le violent courant d’air qui circule dans le boyau de Vlad ne se retrouve pas en bilan dans les différents départ, on en perd une partie quelque part… Est-ce dans la trémie sous la salle ? Au plafond de cette dernière ? Pourquoi y a t’il cette grosse conduite forcée à ce niveau, et quel est son origine ? D’ou proviennent les galets bien ronds que l’on trouve dans les remplissages ?
Par ailleurs, nous avons levé d’autres points d’interrogation dans les Nuits Blanches. Espérons que cela s’avérera payant, dans ce trou plutôt ingrat !

Documents associés :
Scialet des nuits blanches : Topographie (Martin Gerbaux – 2008)
Réseau du Clot d’Aspres : Croquis (Baudouin Lismonde – 2006)

 

 

 

Quelques CR plus détaillés  (Jean)

17 février 2001 : Première utilisation du bivouac, équipement jusqu’au siphon et exploration du fond.

De retour à la zone choisie pour la bivouac, nous constatons que cette branche colmatée de la grande galerie semble très bien adaptée pour un bivouac. L’absence de courant d’air la rend très agréable. A y regarder de plus près nous sentons quand même un petit courant assez désagréable.

Qu’à cela ne tienne, nous nous acharnons pendant un solide quart d’heure à colmater l’extrémité de la galerie déjà quasiment bouchée. A peine avons nous terminé, qu’un moins bête que les autres (qui ? chacun se reconnaîtra !) fait remarquer que nous sommes en train de joyeusement boucher un courant d’air prometteur !!!

Mais les héros sont fatigués et cette lumineuse constatation s’endort au creux de l’oreille.

L’installation du bivouac est rudimentaire, nous n’avons pas assez de vêtements chauds ni de duvets. Pour tout le monde c’est la tremblote, pour certains la nuit est longue …

Au réveil l’abonifreux Manu nous régale de ses gauloiseries habituelles (« Tamère en slip, tamère qui se fait O par les ours, etc. …).

Puis c’est la remontée, longue, longue … avec ses grouics de méandres-à-rats

A –300, à la base des grands puits, on se sent sorti.

2 heures plus tard c’est le bonheur.

Comme à chaque sortie de trou au clôt d’Aspres je (Jean) sors fermement convaincu qu’on ne me reverra plus dans ce merdier.

 

Explo du 27 au 30 septembre 2002.

C’est l’équipe habituelle qui descend (Agnès, Jef, Martin et Jean).

La météo à 4 jours est excellente (un bon anticyclone des familles a le cul lourd sur la région). Malheureusement les semaines précédentes ont été bien arrosées et un peu de neige tombé la veille fond et percole dans le trou.

Le 27 c’est Martin et Jean qui descendent en premier. Jef et Agnès suivent un jour plus tard. Dès « l’antichambre » la densité des gouttes est de mauvais augure. 5 mn plus tard au niveau du P15 étroit c’est carrément le jet d’eau qui nous tombe dessus. Conciliabules, briefing-debriefing, symposium, … finalement l’inconscience l’emporte. La descente se déroule comme 2 semaines auparavant, les débits à –300 sont finalement assez comparables et les mêmes causes provoquant les mêmes effets, c’est trempés et transis qu’ils arrivent au bivouac. La descente du dernier P40 en ambiance humide est très impressionnante..

Le repas est assez vite expédié. Le hamac est la seule envie. Le dialogue à « table » est monacal. En voici l’entière restitution :

…silence…      Martin : « C’est bon, hein ? »     …silence…      Jean : « Oui, …    …silence…      ….c’est bon » …

La suite n’est ni chaude … ni froide mais au moins sèche.

Au matin, ils vont escalader à partir de la tête de puits de l’avant dernier puits avant le siphon pour lui trouver un shunt éventuel (le futur puits des « 3 Gelés »)

Arrivés sur place, la plateforme d’escalade refuse de se laisser monter. Bref c’est transi, sans eau et sans plateforme que Jean attaque l’escalade assuré par Martin.

Un temps certain, une vingtaine de mètres et quelques émotions plus tard Jean arrive en traversée au sommet d’un méandre large qui correspond à un petit affluent actif. Un relais solide est posé. Martin le rejoint après quelques sueurs lui aussi. Fatigués et assoiffés ils interrompent la progression.

Après le repas, le puits d’accès au siphon est déséquipé et sa corde installée au sommet de la nouvelle escalade. L’équipe se retrouve au bivouac

Le lendemain, Jef et Agnes font l’escalade dans la salle « Vlad’ la joie » à côté du bivouac. Cette fois ci en s’y mettant à 2, en une heure et non sans peine la plateforme est montée. L’escalade d’environ 25 m ne donne rien, il s’agit d’une salle d’effondrement. Ca ne passe pas au sommet. Mais alors où va le courant d’air ? Peut être dans l’éboulis sous nos pieds. Par acquis de conscience le puits qui relie la partie de la salle au sommet de l’éboulis et la partie basse est descendu, sans résultat. Après avoir tout déséquipé (leur escalade et les 2 autres parties précédemment équipées de la salle) : retour au bivouac.

Martin et Jean quant à eux, partent pour un repérage dans les extrêmes amont avec notamment comme objectif les trémies terminales et le dernier puits de –610, non remonté.

Après quelques hésitations et errements ils arrivent au pas d’escalade précédant le puits. Ce pas désagréable dans le marno-calcaire hauterivien est laissé équipé de même que la longueur de 6 –8 m située 10 m avant. Le puits remontant est assez imposant (au moins 30 m). Dans la partie amont arrive en méandre un actif à 10-12 mètres au dessus du sol. L’escalade doit en être délicate car les premiers 5-6 mètres s’effectuent dans de l’hauterivien. Par contre au dessus ça ressemble à de l’Urgonien. Dans cette salle la séparation Urgonien / Hauterivien est très nette et souligne bien le pendage.

Ensuite c’est retour au bivouac en 2 heures environ avec Martin qui cavale en tête. Le scénario est immuable : soupe chaude, purée, saucisson, jambon, plumard. Toutefois la transition jambon-plumard n’est pas de tout repos pour éviter de mettre de la boue partout. Ca tourne parfois même au comique lorsque Martin les fesses à l’air et les pieds dans la boue tente en vain d’enlever ses bottes et perd l’équilibre. A son insu les chaussons néoprènes de Jean mitonnent dans leur jus d’excellents staphylocoques dorés.

Le lendemain matin, la remontée est au programme. Le débit d’eau a baissé. Jef part en tête suivi d’Agnès. Martin et jean clôturent la marche. L’arrière garde, fatiguée par ces 3 jours, se traîne dans les méandres. Remontée désormais classique (7h comme d’habitude et comme d’habitude raz le bol sur la fin qui n’en finit plus). Enfin la sortie au soleil. Enfin le bonheur, Jef pour une fois ne va pas rater son train, enfin presque … car Agnès manque à l’appel. Le dernier contact vocal avec Martin ayant eu lieu à environ –350 en milieu du deuxième méandre et cette grotte étant très linéaire entre le bivouac et la sortie nous ne voyons qu’un seul endroit où elle peut être. Nous pensons qu’elle va nous rejoindre et nous nous donnons 1h30 avant de se rééquiper pour redescendre. Jef se sentant un peu coupable d’avoir filé en tête sans attendre Agnès (comptant sur la voiture balai en cas de problème) est volontaire pour redescendre. Martin et Jean, après avoir chacun mis en avant leurs infirmités pour se faire exempter jouent finalement à pile ou face et Jean perd. Se rééquiper, fatigués après 4 jours sous terre, remettre les vêtements sales et trempés est ignoble. Ils redescendent vite espérant rencontrer Agnès à chaque puits. Mais le temps passe et pas d’Agnès. A –300, à la base des grands puits l’inquiétude monte d’un cran. Finalement Agnès est retrouvée à l’endroit prévu et en assez bonne forme. Elle s’est perdue et ne reconnaissant pas la suite s’est mise en position de sécurité pendant 6 heures (point chaud, micropolaire). Soulagés ils repartent pour 4 heures de remontée. La fin est pénible. Enfin la sortie. Vite la préalerte de la 3SI est interrrompue (Merci à Beaudouin L. et à Thierry Larribe).

Divine surprise : Laetitia, la copine de Martin est là avec la voiture à 15 mn à pied. Et là, cerise sur le gâteau : « J’ai perdu les clés » (NDLR : « J’ai perdu les clés » = « 1h30 de marche supplémentaire en pleine nuit »

Là même au bout du rouleau, ça devient burlesque et ça arrache un sourire … d’autant plus qu’elle les retrouve bientôt.

La suite de l’histoire est une simple histoire d’antibiotique !

Foutu Clos d’Aspres !

Le 29 30/05/03 : Participant : Barnabé Fourgous (ADC), Benoit Magrina (Ind 38), Lionel Revil (SGCAF).

Nous descendons rapidement à – 582 afin de refouiller le réseau de Vlad. Le plancher de la salle Vlad’la joie constitué de gros blocs est fouillé minutieusement mais nous ne trouvons pas de passage praticable.

A droite de la salle, environ à mi-hauteur de l’éboulis, le courant d’air s’infiltre dans une diaclase assez étroite.

Comme nous n’avons pas trop envie d’y fourrer le nez nous filons à – 630 finir une escalade commencée par Martin et Jean. L’escalade est rapidement effectuée et nous nous retrouvons sur un palier au-dessus d’un méandre actif. Une descente de 6 mètres permet de prendre pied dans un méandre large de trois mètres. L’actif se jette dans un puits et doit rejoindre le collecteur. (Non descendu). Au-dessus une cascade de sept mètres est gravie pour arriver sur une autre de dix mètres. Complètement trempés et gelés nous décidons le replis alors que le puits continue au moins sur trente mètres. Retour au bivouac pour une «bonne » nuit avant de remonter en se perdant dans le méandre de – 320.

Explo du 7-8 juin 2003

Participants : Martin, Agnès, Jef et Jean

C’est en principe la dernière sortie. La météo est un peu instable et des orages sont attendus en soirée.

Le premier jour, après la montée à pince (1h20) et la descente au bivouac (3h), Martin et Jef vont essayer de passer la trémie amont supérieure. Cette trémie semble très instable et après l’avoir ausculté sous tous les angles, ils ne voient pas de passage. Ils remontent au camp en déséquipant jusqu’au bivouac.

Agnès et Jean remontent le contenu de 2 kits au sommet du P42 des 3 Lumières, puis après un petit pendule dans la partie supérieure du P42, mettent 2 spits en vire pour aller voir un possible puits. Malheureusement l’heure tourne et celle de l’orage approchant ils rejoignent la zone plus sure autour du bivouac. Il reste que ce puits mérite de plus amples investigations :

Ensuite Agnès et Jean (rejoints par Jef et Martin) vont dans la salle Vlad la Joie pour trouver où part le courant d’air. Ce jour là le courant d’air est violent dans le boyau d’accès.

A l’aide de bâtons d’encens, la « perte » de courant d’air est trouvée sur la droite de la salle en montant, à proximité de la paroi. La trémie est assez stable. Une descente de 4-5 m est réalisée dans la trémie mais sans succès, il faudrait sans doute un chantier pour passer. Le squelette d’une chauve souris est trouvé. Comment a t’elle pu parvenir ici ?

De retour au bivouac, le bruit de la rivière a considérablement augmenté : le débit a été multiplié par 4 ou 5 suite à de gros orages en surface. Le lendemain matin le débit a diminué et la remontée est possible.

Puis, c’est la remontée, pénible comme d’habitude et la sortie au soleil.

Faute à l’arrivée de la course cycliste du Dauphiné, nous sommes bloqués au parking juste derrière la ligne d’arrivée et condamnés à descendre des bières en applaudissant Virenque

Foutu Clos d’Aspres !

 

Explo du 20/09/03

 

Agnes, Jean et ?

C’est en principe et une fois de plus la der des der avant le déséquipement.

La perspective de laisser ce P42 très prometteur sans aller voir ce qu’il a dans le ventre nous travaille un peu et nous décidons une dernière descente avant le déséquipement.

Comme il n’y a plus de bivouac et que nous sommes partis pour environ 20h, l’option légère est choisie (2h de marche d’approche et d’équipement, 3 h de descente, 6-7 heures d’explo, 6 heures de remontée, 2 h de rhabillage et de retour à la voiture).

Arrivée au P42, nous finissons l’équipement de la vire, faisons une petite traversée en sommet de puits et descendons (2 fractios) en bas de puits, en fait sur une plateforme suspendue constituée de gros blocs coincés à mi-hauteur d’un méandre large.

 

En parallèle, 7-8 m en dessous de la tête de puits du P42, après un pendule et un fractio nous atteignons la partie supérieure d’un gros trou de serrure (la voûte, régulière, probablement creusée en régime forcé, fait 3 mètres de large). Le méandre en dessous fait plus d’un mètre de large. La direction est sensiblement la même que celle du méandre au dessus du P42 (comme si nous revenions sur nos pas).

Cette séance en définitive pose plus de questions qu’elle n’en résout !

Il faut absolument y revenir avant le déséquipement !

 

11/10/03 La der des der (Jef et Jean)

2 jours avant le déséquipement effectué lors d’un stage 3SI (merci la 3SI et les pompiers !), nous tentons une dernière fois notre chance.

Le puits parallèle ne donne rien de même que la coulée stalagmitique percée d’une fenêtre

Nous allons voir ensuite le gros trou de serrure, 8-10 m en dessous de la tête de puits du P42.

Nous équipons à la descente et prenons pied à la base du méandre. Ce dernier est de dimension correcte (1m-1,50m de large). Nous reprenons espoir et pensons être (enfin) sur un bon coup. Hélas au bout d’une 40aine de mètres nous tombons sur un puits remontant d’une 15aine de mètres à faire en artif. Un actif modeste (1 ou 2 l/s) y coule.

Puis nous remontons. C’était bien la der des der.

 

Le 15/10/03 : C’est le grand jour. Enfin le deséquipement. Petite sortie de 16 h pour remonter les quatre kits posés à –500 et déséquiper jusqu’à –320.

 

Le 17/10/03 : Fin du déséquipement grâce à des âmes charitables. (TPST : 8h) Un grand merci à Tristant Despaigne, aux CRS et aux PGHM sans oublié les pompiers présents au stage 3SI .

Conclusions et perspectives :

Après pas mal de temps passé sur ce trou, nous en ressortons contents mais un peu « usés » et dans l’immédiat personne ne veut y retourner.

® L’amont du collecteur a été fouillé (mais pas exhaustivement)

® Le réseau des Trois Gelés s’arrête sur puits à remonter.

® Il reste à suivre le courant d’air dans la salle de Vlad. Cela demandera une désobstruction dans la trémie mais pourra donner sur du gros au vu du courant d’air et des volumes du réseau fossile.

® Une escalade est à effectuer dans le réseau du P42.

Enfin si une équipe est motivée pour reprendre le trou nous lui souhaitons bonne chance et elle peut toujours nous inviter mais pas avant une bonne dizaine d’année !