Ganpaloup 2000-2001

HISTORIQUE DES EXPLORATIONS DU GANPALOUP

(Massif du Vercors nord – Combe de Granpaloup, forêt de Guiney située entre Lans-En-Vercors et Autrans)

Document réalisé par François LANDRY

2000

Dimanche 10 septembre
Ingrid WALCKIERS, Régine et François LANDRY découvrent un trou souffleur, dans la combe de Granpaloup, débit du courant d’air estimé à 500L/s.

Samedi 16 septembre
Ingrid et François dégagent l’entrée du trou, en 4H ils réalisent une belle plate-forme et entrevoient la suite du trou qui semble prometteuse.

Dimanche 17 septembre
Ingrid, Régine et François très motivés commencent la désob de la cavité. En 3 heures la conduite forcée d’entrée est dégagée sur 3m. Bientôt l’équipe au complet se retrouve sous terre et découvre avec surprise et beaucoup de joie un méandre très confortable. A l’issue de 7 heures d’exploration, 250m de belle galerie sont parcourus, 2 beaux puits sont descendus (P30 et P10) et la cote -70 atteinte dans une salle de 10m par 25m. La suite est entrevue dans un méandre arrosé.

Dimanche 24 septembre
Christophe ARNOULT, Lionel REVIL, Ingrid et François poursuivent l’exploration et atteignent, sous la salle, par une série de puits (P18, P3, P5 ,P8) un actif de 1L/s environ qui se jette dans un siphon à -120m au bout de 150m de galerie. La topo est levée en remontant TPST : 9H.

Dimanche 1er octobre
Frédéric AITKEN, Philippe CABREJAS, Yann CAIRO, Francis CHARPENTIER, Agnès DABURON, Jean HERAUD, Éric LAROCHE JOUBERT, Baudouin LISMONDE, Virginie MAILLET, Manu, Ingrid, Christophe et François se retrouvent au pied de la cascade à – 120. Par une escalade de 7m le siphon de – 120 est shunté. 160m de diaclases sont parcourus avant de buter sur un 2ème siphon, en bas d’un ressaut de 3 m. Une escalade de 5m permet de court-circuiter celui ci par une diaclase étroite à contre pendage. Ensuite 50m de diaclases avec des banquettes de silex mènent sur un puits de 5m au fond duquel l’actif se perd dans un siphon tumultueux. Une traversée osée au dessus du puits et hop !  l’on bute maintenant sur une étroiture ou le courant d’air se fait sentir. A l’issue d’une ½ heure de désob, nous remontons bientôt une dune de sable, en fait il s’agit d’un siphon fossile. Les diaclases s’enchaînent sur 120m et nous descendons en désescalade 2 petits puits (P2, P4)avant de buter sans corde au sommet d’un P30 estimé. La topo est relevée sur 150m (manque de fil) TPST de 8H30 à 10H.

Samedi 7 octobre
Christophe LEFOULON (Racko), Anne et Pierre (2 nouveaux) Christophe, Yann et François descendent le puits qui fait 27m où nous trouvons un actif. En bas, la galerie est … titanesque !! 4m de large pour 20 de haut. Elle est parcourue sur 100m et après avoir descendu un P7 nous sommes arrêtés au sommet d’un puits que nous estimons à 30m. 150m de topo et nous remontons. TPST 10H.

Dimanche 8 octobre
Yannick ZANARDI, Guy MASSON, Ingrid, Lionel et François se retrouvent au sommet du puits qui fait 25m (samedi l’ampleur du lieu nous à un peu influencé). A sa base nous suivons l’actif dans une galerie à taille réduite (tout est relatif) sur 20m et descendons un P20 arrosé. La suite est à chercher car l’actif se perd dans un boyau. Une escalade de 5m débouche sur un boyau étroit long de 6 m se terminant sur un R5. En bas un P10 et arrêt au sommet d’un P20 très
arrosé. Nous remontons en réalisant la topo. Total au 8 oct. : 980m -223m. TPST 12H.
Régine et Francis descendent jusqu’à -130 et équipent la vire en bas du puits du beurre.

Dimanche 15 octobre
Hubert DESPLANQUES, Claude MICHEL, Bernard VIDAL, Yannick et François. Dés l’entrée, l’ambiance est donnée. Le trou est en crue et après avoir franchi le laminoir d’entrée, du haut du méandre plusieurs petits actifs donnent. Le puits du beurre (P30 d’entrée) est déjà bien arrosé. Pendant la descente, de nombreuses arrivées d’eau sont actives et nous ne sommes pas surpris de constater que l’abreuvoir (dans la salle à -70) coule plus tôt bien 2L/s, pas surpris non plus d’entendre du haut du puits jumeaux (P18 sous la salle) l’actif de -120. Devant le lac du spitter nous regardons cette cascade qui débite 10L/s dans un fracas impressionnant. Nous passons et commençons notre progression vers le fond. La crue nous oblige à nous déplacer en haut des diaclases et Claude se cogne le genoux, une prise cédant sous son pied. A chaud il poursuit sa progression mais hélas la douleur est trop grande, aussi est-il plus sage de remonter. Hubert l’accompagne et nous perdons deux compagnons pour la première (bilan une entorse du genoux et 3 semaines d’arrêt). Au fur et à mesure de notre progression, nous constatons que toutes les galeries subissent l’agression de l’eau. Certains passages que nous passions à sec sont devenus impraticables et nous devons ruser pour les franchir. Le puits du millénaire (P27) est un peu humide et l’équipement hors crue est efficace. Le lac qui suit le ressaut suivant est impraticable et là encore notre ténacité en viendra à bout. Du haut de la galerie qui suit, des cascades nous rafraîchissent un peu. L’équipement du P25 est modifié car le bas est arrosé. Par un pendule nous atteignons une galerie qui rejoint le réseau principal par un P10 mais un peu plus sec. Le puits c’est pas rigolo (P20) nécessite juste une déviation pour améliorer le passage. Bientôt nous sommes au sommet du puits terminal de dimanche dernier et constatons qu’un actif de 20L/s se précipite joyeusement à l’intérieur. L’équipement hors crue est facilement réalisable et en quelques spits (6) la descente s’effectue. L’ambiance est géante, la descente du puits dans les embruns de la cascade a quelque chose de magique. En bas des 11 m de verticale, une diaclase assez étroite nous mène à un ressaut de 2m que nous descendons en escalade. Un méandre suit, entrecoupé parfois de passage bas ou bien de ressauts nécessitant, compte tenu de l’actif, des équipements hors crue. Au bout d’environ 100m nous butons au sommet d’un puits estimé à 10m. Pendant que Yannick commence à planter un spit, je commence avec Bernard la topo. Nous ne nous sentons pas très à l’aise et avons décidé de remonter. Le débit de l’actif semble plus important et quand Yannick nous rejoint nous sommes en train de topographier un ressaut, celui là même où nous avons fait nos estimations de débit :  » imagine un seau de fermière, là tu mets bien 1 seconde à le remplir  » et nous avions conclu à un débit de 20L/s. Mais là maintenant c’est plutôt trois seaux que nous remplissons. Nous sommes en surcrue 60L/s estimés, le débit a progressé doucement, là haut le temps doit être à la pluie. Nous terminons la topo et après la remontée du P11 le petit ouragan nous décidons de rejoindre le plateau des vaches. Nous venons d’atteindre la côte de -293 et de porter le développement à 1179m. Nous constatons en effet qu’il s’agit bien d’une grosse crue et tous les puits sont copieusement humides et nécessitent un petit aménagement (déviation anti crue). Mais de toute façon il est plus sage d’annuler toute sortie dans ce trou si la météo est incertaine. TPST : 14H.
Pierre LATAPIE son fils et une amie descendent dans le trou jusqu’à – 120.

Samedi 21 octobre
Delphine FABBRI, Denis, Jean, Lionel, Yann, Philippe et François. Le temps est au beau fixe pour plusieurs jours, le moral est donc au top. Alors que jetermine la topo avec Philippe, l’équipe termine d’installer la corde dans le puits où nous nous sommes arrêtés dimanche dernier. Après la descente de celui-ci, nous bloquons sur une voûte mouillante ne laissant échapper aucun courant d’air annonçant probablement le siphon. Nous fouillons et remontons un petit actif qui bute sur étroiture. Fin du trou à -310m pour le siphon et -299 pour l’étroiture dans le réseau remontant. TPST : 10H

Dimanche 22 octobre
François DIEUDONNE, Benoît MAGRINI, Julien TISSOT, David WOLOZAN, Ingrid, Anne, Agnès, Baudouin, Pierre, Jean, Christophe, Lionel, Philippe, Yannick et François se retrouvent sur le bord du trou pour une offensive en règle de la cavité. Baudouin, Pierre et François D. partent pour le fond en prenant des photographies et en cherchant un passage éventuel pour shunter le siphon terminal. Baudouin et Pierre tombent en panne d’éclairage et remontent. Christophe, David, Yannick et Philippe explorent le méandre situé au-dessus du puits du Millénaire. Ils réalisent une boucle sans intérêt. Ils descendent dans la Mangrove et tombent sur un actif étroit. Pendant que nos 2 plongeurs remontent, Yannick et Philippe rejoignent le reste de l’équipe en exploration dans l’amont de la salle des Eclopés. Après avoir équipé le Pas du Loup et l’escalade du ressaut des Dalles, Benoît, Julien et Lionel remontent. Une à une puis un à un nous descendons le ressaut de 3m qui suit et découvrons une belle galerie de 4×3 en moyenne qui se termine au bout de 50 m sur une trémie et une escalade à tenter. Nous revenons au sommet du ressaut des Dalles et poursuivons l’exploration d’une galerie se dirigeant plein sud. 30 mètres plus loin nous débouchons au sommet de la salle des Eclopés. Une autre galerie est accessible après un passage en vire et retombe au bout de 50m au milieu du puits de la Colonne. Je commence la topo avec Agnès pendant que Jean et Ingrid débutent l’escalade précédemment repérée au terminus de la galerie des Nanas. Anne se balade entre les 2 équipes, et lorsque la topo est pratiquement terminée et l’escalade aussi, Philippe et Yannick nous rejoignent. Philippe rejoint Jean et franchi le pas permettant de déboucher dans une galerie. Alors qu’ils équipent cette escalade de 20m, Agnès et Anne remontent. Au sommet de cette escalade, nous avons la grande joie et la surprise de découvrir une très grande salle percée de 2 grands puits. Cette salle baptisée Mégaloup de 20m par 20 environ, possède une forme en haricot. Au sommet du puits situé le plus au sud nous entendons plus bas une cascade correspondant probablement à l’actif du lac du Tamponnoir situé à -120m. TPST : 8H30.

Samedi 28 octobre
Alain BOGAERT et Claude JEANDIDIER du Spéléo Club Aubois avec Régine, Yann, Jean, Racko et François déambulent dans la galerie des Nanas. Pendant que Racko, Yann et Jean équipent les puits dans la salle Mégaloup, nous terminons la topo. Le premier puits rejoint la galerie des Nanas, mais le passage est bloqué par un énorme éboulis. Le deuxième puits de 25m donne sur une étroiture arrosée où l’actif, après un jet de 4m environ, se jette dans un siphon. Racko équipe au sommet du P25 une vire qui doit nous permettre de rejoindre l’amont de l’actif, arrêt en milieu de vire. TPST 9H.

Lundi 30 octobre
Bernard FAURE en solitaire explore le trou jusqu’au siphon à -310.

Mercredi 1er novembre
Yann et Lionel poursuivent l’équipement de la vire et passent. Ils escaladent ensuite un ressaut de 3m et parcourent 100m de galerie de belle dimension 5X8, galerie de la Toussaint. Ils sont bloqués par une trémie, et débutent une escalade sur 5m.

Samedi 4 novembre
Yann, Lionel, Baudouin, Eric, Yannick et Bernard F. Pendant que Baudouin et Yannick effectuent la topo de la première de mercredi, Éric sort l’escalade de la trémie. Derrière, la galerie se poursuit en méandre de 1 à 2m de large. Au bout de 300m environ, celle-ci se divise en deux branches. D’un coté une escalade et de l’autre une étroiture stoppent nos explorateurs.(à suivre).

Samedi 11 novembre
Ingrid, Jean, Baudouin, Manu, François forment plusieurs équipes (2) de topo (Baudouin et Manu ; François et Ingrid) topographient la première de samedi dernier (360m) pendant que Jean, qui forme une équipe à lui seul, équipe quelque passage et l’escalade arrêt des derniers explorateurs. Derrière nous explorons 250m de galerie tantôt méandre de 0,60m de large tantôt une belle galerie d’1,50m de large pour 3 à 4m de hauteur, entrecoupée de 3 étroitures et d’une petite escalade de 5m environ. Arrêt sur étroiture ventilée. TPST : 10H

Dimanche 12 novembre
Agnès MONTAUFIER, Pierre, Philippe et Yannick passent l’étroiture arrêt de samedi dernier et explorent 200m de galerie. Ils débouchent sur une conduite forcée colmatée par de la terre à l’amont et une trémie à l’aval. Ils remontent en levant la topographie (300m, Philippe et Yannick) et en prenant des photographies (Pierre et Agnès). Le Ganpaloup développe 2450m dont 2200 topographié et accuse un dénivelé de350m (-310 +40). TPST 10H.

Jeudi 16 novembre
Yannick et François se retrouvent devant la barrière cadenassée, interdisant la circulation. Nous passerons donc par le bas de la combe. Après un petit quart d’heure de marche nous sommes dans le trou. Il est en petite crue, la neige ayant fait son apparition, fond dans la journée. Notre objectif est de terminer la topo de l’affluent et d’améliorer l’équipement de la vire en bas du P30. Objectifs atteints et au bout de 5 H nous sommes dehors.

Dimanche 19 novembre
Agnès, Jean, Philippe et François forment deux équipes topo pour topographier la première du samedi 11 novembre. En 4H nous levons 547m de topo ? ! ! ! La progression étant tellement facile que nous en avons sous-estimé la distance. L’étroiture terminale est franchie et ne livrera que 10m de boyau étroit. Un affluent est suivi sur 30m, arrêt sur étroiture humide. Pendant ce temps Baudouin et Fred redescendent le P25, puis un P10 qui butte sur siphon. En remontant la suite est trouvée et shunte le siphon. 100m de galerie sont parcourues et 50m de puits descendus, arrêt devant un bassin profond par manque de corde (le lac du tamponnoir n’est pas loin).TPST 10H30. le Ganpaloup développe 2850m topographiés et accuse un dénivelé de 409m (-310 + 99).

2001

Dimanche 6 janvier
Jean, Pierre, Yannick et François reprennent les explorations en ce début d’année. L’objectif est de tenter une escalade dans les amonts. Juste avant la tyrolienne de la cascade, une énorme galerie montante se dirige vers l’aval et bute sur un puits débouchant dans le méandre plus bas. En face la suite est visible et après la traversée et une escalade de 5m,  nous parcourons 80m de galerie modeste débouchant à la base de la salle Amandine. TPST 6H (le gouffre est en crue, environ30L/S).

Dimanche 14 janvier
Baudouin, Frédéric, François décident d’explorer l’aval, il fait froid et le débit est correct. François s’arrête au sommet du P25 Les Eaux Intrépides et fouille la galerie des Douches (repérage d’escalades). Fred abandonnera Baudouin au sommet du puits de l’arche et remonte, Baudouin atteindra en solitaire le terminus et conclue qu’il est nécessaire de tenter de franchir la vasque terminale. TPST 8H (Fred prend des photos).

Dimanche 28 janvier
Donald, Éric et François descendent jusqu’au sommet du P25 les eaux intrépides et fouillent. Escalade et découverte de l’affluent de la vidange développant 40m, puis escalade de 25m dans la galerie des douches. TPST : 12H30.

Jeudi 1 mars
Éric et François poursuivent l’escalade dans la galerie des douches. 20m plus haut le sommet de la galerie des douches est atteint et fouillé sérieusement sur toute sa longueur par Éric. Tous les actifs proviennent de méandres impénétrables sans courant d’air. En remontant ils fouillent les hautes diaclases et escaladent le puits découverts par Philippe. Après une escalade de20m un petit ressaut de 3 m se prolonge sur un très beau méandre sur 200m environ. Il se termine par une conduite forcée colmatée à suivre. TPST : 14H.

Mardi 6 mars
Éric et François débutent une désobstruction dans la conduite forcée du méandre crocodile et passent pour découvrir 15m de boyau non ventilé. La topo du méandre est levée soit 300m au total point haut atteint à –80. TPST 11H30.

Dimanche 11 mars
Éric et Pierre réalisent plusieurs escalades dans les amonts. L’une d’entre elle débouche sur 50m de galerie. À suivre TPST 10H.

Dimanche 18 mars
Pierre St Bonnet, Éric et François se retrouvent au sommet d’un puits situé a l’amont peu après l’étroiture de calcite et attaquent une désobstruction au plafond d’un méandre. Deux heures sont nécessaires pour permettre à Éric de s’aventurer plus loin et de bloquer sur désob à poursuivre. Nous sortons en réalisant la topo de l’affluent des silex. Le GPL développe 3499m topographiés (+100m non topographiés) et accuse un dénivelé de 426m (-312, +114). TPST 12H.

Dimanche 29 avril
Guillaume FONTAINE, Bernard V, Éric, François constatent une crue importante 40L/s mesurée dans le Canyon. C’est donc un peu humides que les escalades sont abordées dans l’affluent de l’Actif. Après une escalade de 20m nous découvrons un lac suspendu dont la revanche ne nous permet pas le franchissement (à vider). TPST 10H.

Dimanche 13 mai
Yann et François partent pour des escalades au niveau du puits des 3 Cairns +99, mais François prend l’eau et nous ne réaliserons qu’une visite à la recherche du courant d’air soufflant. De l’entrée au terminus nous le suivons, donc les escalades sont à poursuivre. TPST 8H30.

Samedi 19 mai
Benoît BUTAYE, Martin GERBAUX, Claude, Jean et François. Aujourd’hui deux objectifs : le premier est une sortie de perfectionnement à la spéléo pour Benoît et Martin et un retour à la spéléo pour Claude suite à son pépin (réf : 15 octobre 2000). Il nous accompagne jusqu’au puits il est passé Par Ici et satisfait de son expédition, Claude remonte.  Nous poursuivons notre exploration à 4. Après la salle du Carrefour, nous cherchons une escalade à réaliser. Un petit actif nous incite à monter dans le méandre étroit d’où il s’écoule. Une courte échelle permet à Jean d’atteindre facilement le méandre et débouche 10m plus haut dans une large galerie (2m). En avant pour la première, et nous découvrons 90m de réseau. Au terminus une escalade de 20m s’achève sur étroiture et à mi-parcours une escalade de 5m nous permet de découvrir une trémie ventilée à désobstruer. Nous dressons le relevé topographique de l’affluent des Débutants et remontons TPST 8H30. Philippe et Yannick escaladent le P30 après l’étroiture humide dans l’affluent de l’Actif mais débouchent sur obstruction de calcite. TPST 6H.

Samedi 9 juin
Pascal et Éric du CAF de Bourgoin Jallieu, Pierre O. et François. Nous partons pour franchir la trémie découverte le 19 mai. Pendant que nous équipons l’escalade, à l’abri de l’actif , Pascal et Éric explorent la cavité jusqu’aux 3 cairns. Puis nous commençons la désob de la trémie et quelques blocs plus tard Pierre franchit le passage. Nous débouchons à la base (2X5m) d’un puits remontant d’une 20m. Nous constatons la présence du courant d’air soufflant comme à l’entrée. Nos deux compères nous rejoignent et nous ressortons, TPST 8H.

Samedi 16 juin
Rémy CRISTINI, Claude, Jean et François. Après la découverte du trou par nos deux compagnons nous réalisons peu avant l’étroiture dans la concrétion. Une escalade de 6m aboutissant sur un passage étroit laissant entrevoir la base d’un autre puits remontant. Une deuxième escalade est réalisée de 15m environ. Elle se termine sur une petite salle très concrétionnée mais complètement colmatée. TPST10H.

Philippe quand à lui déséquipe l’escalade réalisée le 19 mai avec Yannick et habillé de sa néoprène barbote dans le lac Suspendu ne trouve pas de suite et la touille empêche de voir si il existe une galerie noyée. TPST 6H.

Dimanche 24 juin
Aurélie, Régine et François visitent les entrées du secteur. Nous en profitons pour réaliser des mesures : Ganpaloup débit du courant d’air 300L/S, température 6° à 15h, température extérieure 24° à 15h20. “Trou Garou” débit du courant d’air 400L/S, température 7°,5 à 16h10, température extérieure 24°,5 à 16h. Os à Moelle température à 1,50 m dans la grotte 11°.

Jeudi 23 août
Laurent LANDRY et François. Pour Laurent c’est une totale découverte du trou en même temps qu’une reprise à la spéléo. Nous nous dirigeons vers l’amont en améliorant l’équipement du ressaut permettant l’accès à la galerie des Nanas ( 2 spits) et décidons de déséquiper les escalades réalisées le 16/06/01 après en avoir effectué le relevé topo. Nous découvrons un courant d’air net et franc dans la petite salle concrétionnée et entreprenons de suite la désobstruction, puis la topo et nous sortons sans avoir déséquipé. TPST 9H30 (affluent de la Petite Salle E21, cote atteinte +93, développement 30m).

Samedi 25 août
Laurent et François décident de désobstruer le boyau dans l’affluent de la Petite Salle. Lorsque nous arrivons après le passage de la trémie, peu avant l’étroiture, nous tentons une escalade de 2m rive gauche. Nous débouchons au sommet d’un méandre très ventilé. 50m plus loin, environ, nous rencontrons un actif (2L/S) et nous le suivons sur 150m dans un beau méandre ( méandre des deux Frangins) pour buter sur un siphon. Dix mètres avant, rive gauche, un méandre étroit abouti dans une petite salle où plusieurs départs ventilés sont bien gardés par des étroitures. La suite est un méandre étroit à aménager vomissant le gros du courant d’air (200L/S). Laurent se plaint de douleurs dans les reins. Nous décidons de revenir au point de départ de l’affluent et de commencer la topo. Mais Laurent souffre toujours des reins et nous sortons car il craint une crise de coliques néphrétiques dont il est malheureusement habitué. TPST : 9H

Mercredi 29 août
Laurent et François nous effectuent le relevé topo de l’affluent de l’Anastomose 210m, +45m. Nous réalisons à l’aide d’un sac plastique, des mesures de débit des actifs. (0,57L/s pour l’affluent de l’Actif et 0,33L/s pour l’actif du méandre des deux Frangins). Le Ganpaloup développe 3856m et accuse un dénivelé de 426m (+114,-312). TPST :12H

Dimanche 2 septembre
Mathieu VANBELLE, Baudouin, Jean, Laurent et François, motivés pour trouver la suite du réseau. Jean, puis Laurent nous abandonnent peu de temps après notre entrée sous terre pour des douleurs respectivement à la cheville, suite à une mauvaise entorse, et au genoux après une opération. Au terminus nous tentons une petite escalade de 5m mais le sommet est impénétrable et nous ne trouvons aucun souffle de courant d’air. François s’engage dans un méandre étroit vomissant le gros du courant d’air. Après 3m étroit celui-ci devient plus confortable mais se poursuit 5m plus loin sur un pincement impénétrable. Nous entreprendrons sa désobstruction en hivers avec un courant d’air inversé. TPST : 7H30.